Perrier 33cL


5 - 5 sur 5 résultats

Perrier 33cL

En stock

à partir de 3,20
Le prix inclut la TVA mais pas la livraison .
 y a cent vingt millions d'années, l'eau de pluie s'infiltrait lentement sous terre alors que le gaz d'origine volcanique remontait à la surface. L'eau et le gaz se sont rencontrés et se sont frayé un chemin au gré des fissures ouvertes dans les roches calcaires. La présence de failles perméables a permis à l'eau de poursuivre son ascension et de jaillir en surface avec un aspect bouillonnant lié au dégagement de dioxyde de carbone. D'où l'origine du nom du lieu-dit de la source Perrier, les Bouillens à Vergèze dans le Gard1.
 
La légende de l'entreprise veut que dans l'Antiquité, le chef carthaginois Hannibal se serait désaltéré dans la source avant d'aller essayer de conquérir Rome et que des soldats de Jules César auraient reçu en récompense cette source édifiant un bassin de pierre qui préfigure l'établissement thermal du domaine des Bouillens2.
 
En 1769, le domaine des Bouillens devient la propriété de la famille Granier. Alphonse Granier est le premier à s'intéresser aux vertus curatives de la source en 1841, créant l’Établissement Thermal de Vergèze, nom donné à la source. L'exploitation commerciale (avant l’eau était gratuite) de la source des Bouillens est autorisée par décret, le 23 juin 1863 par Napoléon III qui reconnaît l'eau de source comme eau minérale naturelle. Grâce à de nombreux scientifiques qui mettent en évidence les vertus du thermalisme, le domaine voit arriver les premiers curistes. En 1869, un incendie ravage les installations de Vergèze. Malgré les tentatives d'Alphonse Granier pour réhabiliter le site, la société accuse de lourdes pertes, elle est mise en faillite et cesse toute activité en 1884. En 1888, Louis Rouvière, propriétaire cultivateur et négociant à Vergèze, rachète le domaine des Bouillens. Six ans plus tard, il accorde le bail de la Source, assorti d'une promesse de vente à un médecin de Nîmes, Louis-Eugène Perrier, qui dirige alors la station thermale d’Euzet-les-Bains et qui découvre à l'eau des Bouillens de mystérieuses vertus thérapeutiques. En 1898, Louis Perrier rachète la source et transforme l’Établissement Thermal de Vergèze en Société des Eaux Minérales, Boissons et Produits Hygiéniques de Vergèze3.
 
En 1903, Louis Perrier âgé de 70 ans, cherchant des fonds pour moderniser la source, accorde un bail à un jeune anglais de 27 ans, Sir John Harmsworth pour ensuite la lui vendre. Gentleman, John Harmsworth en rachetant les parts de Louis Perrier en 1906, donne à la source le nom de celui qui a tant fait pour elle. Harmsworth décide de délaisser les activités de thermalisme - une mode en perte de vitesse au début du siècle - et de recentrer la source sur la production d'eau consommable. Une décision logique pour un anglais puisqu'à cette époque, les Britanniques raffolent des boissons non alcoolisées. Il cherche à rentabiliser son investissement en donnant un nom à son produit unique et reconnaissable, en hommage au docteur : Perrier. Quant à la forme de la bouteille, la légende veut que John Harmsworth s'inspire des « indian clubs », massues indiennes qu'il utilise pour se rééduquer suite à un accident de la route4. Son idée est simple : il veut désaltérer les sujets de l'Empire Britannique tout entier, sa conquête du marché débute par l'armée des Indes, puis le reste des colonies britanniques et enfin la métropole où l'eau de Perrier est bue à Buckingham, il se voit en 1905 décerner le titre de « Fournisseur Breveté de sa Majesté le Roi d'Angleterre ». Ce n'est qu'après avoir conquis l'Empire et la Grande-Bretagne, qu'il se tourne vers la France. En 1906, il baptise sa société « La compagnie de la Source Perrier »3.
 
En 1908, L'usine est reliée à une voie de chemin de fer pour le transport des 5 000 000 de bouteilles qui y sont produites par an. En 1933, La source Perrier produit 19 000 000 de bouteilles dont 10 000 000 partent à l'exportation. L'eau Perrier est déclarée d’utilité publique par le décret du 19 mai 1933, ce qui accélère sa conquête du marché français3.
 
Au décès de John Harmsworth en 1933, la source passe entre les mains des héritiers d'Harmsworth, un groupe d'actionnaires anglais. En 1936, Perrier fusionne avec la petite « Société d’eaux minérales de Vergèze » et devient « La source Perrier S.A. ». Entre 1939 et 1945, les allemands placent la source sous séquestre car ses actionnaires sont britanniques. Elle tourne alors au ralenti. En 1946, les eaux minérales prennent un essor considérable mais pour suivre il faut rénover et la source Perrier n'a pas les fonds suffisants. En 1947, Georges Leven à qui on demande de vendre la société est interpellé par son fils Gustave Leven, alors jeune agent de change à Paris qui comprend tout le potentiel de l'eau minérale : Georges et Gustave Leven, associés avec leurs amis Maurice Epry (le gestionnaire) et Jean Davray (le publicitaire de la marque jusqu’en 1985) rachètent les actions de la Société Perrier et l'introduisent en bourse. Pour développer le site, Gustave Leven met en place un vaste plan de modernisation (notamment en important les meilleures machines américaines) afin d'en faire un produit de consommation de masse. Dans ce cadre, le processus de production est complètement revu, et une stratégie industrielle intégrant la fabrication de tous les composants de la bouteille est mise en place. Enfin, pour faire décoller les ventes, Gustave Leven confie à Jean Davray, la mission de faire connaître la marque Perrier. De 1948 à 1952 la production passe de 30 à 150 millions de bouteilles
Parcourir cette catégorie : Boissons non-alcoolisées
5 - 5 sur 5 résultats